Les éléments à vérifier avant d’acheter une maison ancienne

Les éléments à vérifier avant d'acheter une maison ancienne ChoiceDek

Acheter une maison ancienne, c’est souvent une histoire de coup de cœur. Un parquet qui a vécu, de belles pierres, une cheminée, un jardin avec de beaux arbres… Mais avec l’expérience, j’ai appris une chose : il faut savoir regarder au-delà du charme de l’ancien.

J’ai déjà visité une maison qui, au premier regard, semblait parfaitement entretenue. Peintures récentes, pièces lumineuses, aucun gros défaut apparent. En regardant de plus près, une légère auréole apparaissait pourtant au plafond d’une chambre. Après quelques questions, nous avons appris que la toiture avait déjà connu plusieurs infiltrations. Ce petit détail changeait évidemment la lecture du bien… et surtout le budget à prévoir.

Avant d’acheter une maison ancienne, il faut donc prendre le temps de contrôler trois choses : ce que vous achetez réellement, l’état du bâtiment et son niveau de sécurité.

Vérifiez que cette maison ancienne correspond vraiment à ce que l’on vous vend :

La première vérification est presque administrative, mais elle est essentielle :Surface, extensions, dépendances : attention aux mauvaises surprises.

Une maison ancienne a parfois connu plusieurs vies. Une véranda a été ajoutée, un garage transformé en chambre, les combles aménagés ou une extension construite vingt ans plus tôt. Il est donc intéressant de demander les documents disponibles concernant les travaux et de vérifier que les transformations qui nécessitaient une autorisation ont bien été déclarées.

Ne prenez pas non plus la surface annoncée dans l’annonce pour argent comptant. Demandez précisément ce qui est compris dans cette surface et confrontez les informations avec les documents du bien et n’oubliez pas les règles de la loi Carrez.

Dans l’ancien, je conseille toujours de poser une question toute simple au vendeur : « Qu’est-ce qui a été modifié dans cette maison depuis que vous la connaissez ? »

La réponse est souvent instructive. Pensez aussi à lire les diagnostics.

Le dossier de diagnostic technique n’est pas simplement une pile de documents à transmettre au notaire. Selon le bien, il peut notamment renseigner sur la performance énergétique, le plomb, l’amiante, les termites, les risques ou encore les installations de gaz et d’électricité. Pour certaines maisons, l’assainissement non collectif ou un audit énergétique peuvent également entrer en jeu.

Regardez également l’historique du logement. Demandez les factures des travaux importants et, lorsqu’elles existent, les garanties correspondantes.

Quelques questions méritent d’être posées directement :

La maison a-t-elle déjà subi un dégât des eaux ?

Y a-t-il eu des problèmes d’humidité ou des infiltrations ?

La toiture a-t-elle été refaite et quand ?

Des fissures ont-elles déjà été surveillées ou réparées ?

L’électricité a-t-elle été rénovée ?

Quels sont les travaux importants réalisés ces dix dernières années ?

Enfin, allez faire un tour dans le quartier. Parler cinq minutes avec un voisin peut parfois vous apprendre davantage qu’une deuxième visite. Demandez comment est le secteur lorsqu’il pleut beaucoup, s’il existe des nuisances, des problèmes de stationnement ou des cambriolages récurrents.

Inspectez la maison en pensant déjà aux futurs travaux :

Dans une maison ancienne, il y aura forcément des travaux à faire, c’est normal. Ce qui compte, c’est de différencier le défaut esthétique du problème coûteux.

Fissures, humidité, toiture : ouvrez l’œil

Commencez par l’extérieur. Observez la façade, le soubassement, la toiture et les gouttières.

Une petite fissure superficielle n’annonce pas nécessairement une catastrophe. En revanche, une fissure importante, qui traverse plusieurs matériaux ou que l’on retrouve à différents endroits mérite une investigation plus sérieuse.

À l’intérieur, soyez attentif aux odeurs. Une forte odeur de parfum d’intérieur dans une maison vide m’incite d’ailleurs toujours à regarder les murs d’un peu plus près. Ce n’est évidemment pas une preuve de quoi que ce soit, mais l’humidité laisse généralement des indices : peinture cloquée, plinthes abîmées, auréoles, moisissures, papier peint décollé…

Lorsque le doute concerne la structure ou un poste coûteux, faites intervenir un professionnel avant de vous engager. Une expertise peut éviter des travaux imprévus importants.Faites mentalement le tour des gros postes.

L’erreur classique consiste à raisonner uniquement en prix d’achat. Une maison à 250 000 € avec 70 000 € de travaux n’est pas réellement une maison à 250 000 €.

Regardez aussi chaque fenêtre et porte-fenêtre. Ouvrez-les, fermez-les et essayez de sentir s’il existe du jeu. Une belle fenêtre équipée d’un double vitrage n’est pas forcément une bonne menuiserie si son cadre est fatigué ou mal fixé.

Et cela nous amène à un point souvent complètement oublié lors des visites : la sécurité.

Contrôlez la sécurité des accès, surtout la porte d’entrée

Contrôlez la sécurité des accès, surtout la porte d’entrée ChoiceDek

Quand on achète une maison, on regarde la cuisine, la chaudière ou la salle de bains. Beaucoup plus rarement la serrure.

Pourtant, la porte d’entrée mérite une véritable inspection. Commencez par fermer la porte vous-même. Vous ne devriez pas avoir à la soulever ou à donner un coup d’épaule pour que la serrure s’engage. Vérifiez le jeu, le dormant, les fixations et l’état de la gâche.

Faites ensuite le même exercice avec les autres accès : porte de garage, porte de service, baies vitrées et fenêtres facilement accessibles.

Une bonne porte ne suffit pas si son cylindre est vulnérable. Regardez ensuite la serrure et plus particulièrement son cylindre, c’est-à-dire l’élément dans lequel vous introduisez votre clé. Un cylindre qui dépasse fortement, un modèle ancien ou un système peu protégé peut constituer une faiblesse, même lorsque la porte elle-même semble robuste.

À l’inverse, installer un excellent cylindre sur une porte en mauvais état n’a pas beaucoup de sens. La sécurité d’une entrée forme un ensemble : porte, bâti, serrure, cylindre, gâches et protections doivent rester cohérents.

À mes yeux, il y a au minimum une opération à prévoir lorsque vous récupérez les clés : remplacer les cylindres des accès principaux. Pendant dix ou vingt ans, un double a pu être confié aux enfants, à un voisin, à une entreprise venue faire des travaux ou à une personne chargée d’entretenir la maison. Personne n’est nécessairement mal intentionné : vous avez simplement perdu la maîtrise de la circulation des clés et un partenaire comme protecthome.fr peut vous aider à reprendre le contrôle de votre sécurité..

C’est également l’occasion de choisir un équipement plus adapté à votre usage. Sur une installation compatible, un cylindre à bouton haute sécurité permet par exemple d’actionner le cylindre depuis l’intérieur sans avoir à utiliser sa clé.

Une maison ancienne ne doit pas être parfaite pour être une bonne affaire. Elle doit simplement être achetée en connaissance de cause.

Un parquet à reprendre ou une peinture défraîchie se budgétisent facilement. Une toiture en fin de vie, une humidité importante, des travaux non déclarés ou des menuiseries à remplacer peuvent, eux, complètement modifier votre projet. Alors visitez lentement. Ouvrez les fenêtres. Fermez les portes. Regardez derrière les meubles lorsque c’est possible. Posez des questions. Discutez avec les voisins. Et si quelque chose vous paraît étrange, cherchez à comprendre avant de signer.

Dans l’ancien, les meilleurs achats ne sont pas forcément ceux où il n’y a aucun travaux. Ce sont surtout ceux où l’on sait, avant d’acheter, exactement dans quoi on met les pieds.

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